이 프로젝트는 Quentin Coulon과의 협업으로 진행되었음
화병((火病: “불의 병”)은 억눌린 화와 관련된 오래된 한국의 질병이다. 이 용어는 개인의 감정보다 조화가 우선되는 사회적 틀 안에서 부정이나 좌절의 감정을 표현할 수 없는 상태를 뜻한다. 과거 여성들에게 익숙했던 이 병은 오늘날 젊은 세대의 어휘에서는 점차 사라지고 있다.
그러나 잊혀졌을 뿐, 여전히 몸과 마음 속에 남아 있다. 거의 무의식적으로 계승된 모델 속에서 이전 세대가 형성되었다. 어떻게 노력 없이, 의지 없이, 비판적 시선 없이 그것을 벗어날 수 있을까? 집단적 인식이 없다면 증상은 반복되고, 형태와 이름을 바꾸며 변이할 뿐, 여전히 지속된다.
부산과 광안리 해안에서 Ombline Ley는 사람들의 이야기를 기록하며, 불평할 수 있는 권리를 허락했다 - 때로는 단지 투덜거림 그 자체의 즐거움을 위해서였다. 점술가를 만날 때는 역할을 뒤바꾸어, 세 명의 여성이 자신의 인생 여정을 스스로 이야기할 수 있도록 하고 귀를 기울였다. 그들은 바닷가에 자리한 작은 유리 수조 같은 공간 - 세상의 소음으로부터 격리된 은신처 안에 머무른다. 그곳에서 그들은 자세를 고정한 채 엄숙하게, 인내와 기다림의 퍼포먼스를 수 시간 동안 수행하며 기다린다.
“저를 거리의 하수구라고 생각하세요. 여기다 모든 감정을 쏟아 내고, 새 마음으로 떠나세요. 넘치기 전에.”
이 전시는 부산에서 2개월간 진행된 다큐멘터리 연구의 상황을 반영한다. 개인의 서사와 성별 불평등, 그리고 낡은 세계의 은밀한 유산을 향한 성찰 사이에서, 손에 잡히는 도구들로 만들어낸 작은 반항의 몸짓을 담고 있다.
rojet réalisé en collaboration avec QUENTIN COULON
Le hwapyeong, littéralement “maladie du feu”, désigne une pathologie coréenne longtemps associée à la colère contenue. Elle traduit une impossibilité d’exprimer l’injustice ou la frustration, dans un cadre social où l’harmonie prime sur l’émotion individuelle. Jadis fréquente chez les femmes, elle tend aujourd’hui à disparaître du vocabulaire des jeunes générations.
Oubliée, elle continue pourtant d’habiter les corps et les esprits. C’est dans ce modèle, hérité sans toujours en avoir conscience, que s’est forgée la génération précédente. Comment s’en défaire sans effort, sans volonté propre, sans regard critique ? Sans prise de conscience collective, les symptômes se répètent, changent de forme et de nom, ils mutent, mais demeurent.
À Busan et sur le littoral de Gwangalli, Ombline Ley a enregistré des histoires, elle a donné l’autorisation de se plaindre, parfois juste pour le plaisir de râler. Auprès des liseuses de destin, elle renverse les rôles, et écoute ces trois femmes raconter leur chemin de vie. Des personnages qu’on ne rencontre qu’en entrant à l’abri dans ces petits aquariums, posés sur le bord de mer, coupés du brouhaha. Elles attendent, posture hiératique, performance jusqu’au-boutiste, pendant des heures.
“Considérez-moi comme une bouche d’égout de la rue. Déversez toutes vos émotions ici, puis repartez avec un cœur neuf.” Avant que ça déborde.Cette exposition reflète l’état d’une recherche documentaire menée à Busan pendant 2 mois, entre histoire intimes et réflexion autour des inégalités de genre et autres reliquats insidieux du monde des anciens, et propositions de rébellion à tâtons avec les outils disponibles.